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Le Monde du Surgelé, nov-déc 2006. Sofrica et Sofrino unissent leurs forces en constituant Sofrilog,
réseau de prestations logistiques frigorifiques. Le nouvel ensemble
ainsi créé forme le numéro 2 du secteur en capacité de stockage, avec
une « puissance de feu » de 800 000 m3 sous froid négatif.
En septembre dernier, les sociétés Sofrica et Sofrino, deux opérateurs
bien connus de la logistique sous température dirigée, annonçaient
officiellement la création du réseau national Sofrilog. Il apporte une
solution globale aux besoins actuels et futurs des industriels et
distributeurs, même si ses fondateurs conservent pour autant leur
indépendance.«
Il ne s’agit en aucun cas d’une fusion des deux sociétés mais d’un
partenariat à grande échelle, visant à accompagner l’évolution du
marché et à répondre aux besoins de nos clients dans les meilleures
conditions possibles » souligne Hervé Müller, directeur général de Sofrica.
L’entité ainsi créée dispose de 800 000 m3 de capacité d’entreposage
sous température négative, et s’appuie sur 38 sites implantés sur le
territoire national. Son développement est pris en charge conjointement
par les deux opérateurs, même si ces derniers n’excluent pas l’arrivée
possible d’autres partenaires venant renforcer le réseau dans l’avenir.
Deux opérateurs historiques
D’ores et déjà opérationnel, Sofrilog devrait rapidement bénéficier de
la double expérience acquise par ses fondateurs. En effet, depuis la
création de son premier entrepôt frigorifique en 1962,Sofrica développe
et fournit des prestations logistiques et industrielles. La filiale du
groupe Tesson, comprenant 155 personnes, exploite aujourd’hui sur 400
000 m3 de stockage, répartis sur 18 sites en Bretagne, Pays de Loire et
dans le Sud-Ouest de la France. Créée pour sa part en 1947, Sofrino
constitue la branche logistique frigorifique du groupe Sogena, qui
fournit également des services portuaires. Implantée en Normandie, Pays
de Loire-dans le Nord, l’Est et en Île-de-France, elle regroupe 165
salariés et présente une capacité d’entreposage d’environ 400 000 m3
(sur 20 sites).
Les deux sociétés affichent un certain nombre de points communs,
ayant contribué à la naissance de Sofrilog : de dimension équivalente,
elles présentent toutes deux un actionnariat familial (dont l’histoire
remonte à 1919 pour Sofrica et 1837 pour Sofrino). Par ailleurs, le
système d’information déjà commun aux deux opérateurs renforce
l’homogénéité des services fournis. En outre, la complémentarité des
couvertures géographiques respectives confère au nouveau réseau un
maillage géographique dense et étendu. «
Sofrilog opère à la fois sur les zones de production, de consommation
et à l’import-export. En développant et en mutualisant les
savoir-faire, nous apportons à nos clients des services homogènes sur
une bonne partie du territoire national », souligne Rui Pereira, directeur des entrepôts de Sofrino.
J-F.A.
Hervé Müller et Rui Pereira : « Sofrilog accompagne ses clients dans l’accélération et la massification de leurs flux »
Le Monde du Surgelé : Quels liens entretenaient vos deux sociétés jusqu’alors ?
Rui Pereira : Les relations entre Sofrica et Sofrino sont assez
anciennes, d’une part au sein des instances de la profession, mais
également sur le terrain, sachant que nous avions déjà appris à
travailler de concert sur les régions où notre présence est commune.
Par ailleurs, Tesfri, la filiale informatique de Sofrica, a développé
un logiciel de gestion et d’exploitation d’entrepôt frigorifique dont
Sofrino est équipé, comme c’est d’ailleurs le cas pour la majeure
partie de notre profession.
M.S. : En quoi la constitution de ce réseau va-t-elle être profitable à vos clients ?
Hervé Müller : Elle nous permet déjà de leur faire bénéficier
d’une offre en prestations plus globale. C’est-à-dire, la prise en
charge de la logistique du produit de sa sortie d’usine jusqu’à sa
livraison sur la plate-forme du distributeur, et en optimisant autant
que possible l’efficacité des flux, en amont comme en aval. Par
ailleurs, la constitution du réseau nous apporte immédiatement une
couverture géographique à laquelle nous ne pouvions prétendre
séparément. Quoi qu’il en soit, cette évolution était devenue
nécessaire pour faire face à l’accélération et à la massification
galopante des flux que connaît aujourd’hui le marché des surgelés.
M.S. : Vos forces désormais réunies, quelle place occupez-vous sur
le marché français de la logistique sous température négative ?
H.V. : Avec sa capacité d’entreposage sous froid négatif,
Sofrilog se positionne comme le deuxième opérateur du marché. Mais pour
prétendre véritablement à cette place, il nous reste à compléter notre
maillage géographique dans certaines régions, notamment le Sud-Est et
la région Rhône-Alpes, ce à quoi nous travaillons dès aujourd’hui.
R.P. : En parallèle, nous réfléchissons à la mise en place de
nouveaux services devant nous permettre d’anticiper les besoins
qu’auront nos clients dans les prochaines années et faire ainsi le lien
entre nos clients industriels et distributeurs.
Propos recueillis par J-F.A.
Sofrilog, chiffres clés
- 800 000 m3 de stockage en froid négatif
- 38 sites sur l’Hexagone
- Capacité de congélation : 1 200 tonnes/jour
- Effectif : 320
- Chiffre d’affaires : 40 millions d’euros
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