Digitalisation et certification :
les sites logistiques de SOFRILOG

Partager

Alors que la part du transport dans l’activité du Groupe augmente, ses sites logistiques maintiennent un niveau de mobilisation élevé concernant la qualité de ses services. En 2026, alors que se déploie la digitalisation des contrôles qualité, la cartographie des certifications continue de s’étendre.

Shooting 16 04 2026 – Bretagne – Vire HD (26)
Équipe de Pleugueneuc

 

Lorsque Jérôme L’Hostis, responsable de l’entrepôt de Pleugueneuc (Ille-et-Vilaine) arrive dans le Groupe en 2017, il découvre une organisation des contrôles qualité qui repose encore largement sur des méthodes plutôt traditionnelles. Les vérifications, les enregistrements
d’expéditions et de réceptions se font alors encore au papier et au crayon. Cette pratique lui vaut même le surnom de « papier-crayon » donné par Ramzi Jendoubi, Directeur logistique France Est, de passage sur son site. La taquinerie reflète une prise de conscience sur la nécessité de moderniser les contrôles qualité.

Pleugueneuc est l’un des sites les plus importants du Groupe et assure toutes les activités de SOFRILOG à l’exception de celles liées à la grande distribution. Ses besoins de stockage augmentent régulièrement. Au delà de la question du temps, la gestion documentaire
pose également problème. » Lorsqu’un audit est réalisé, retrouver le bon document parmi les piles de formulaires peut rapidement devenir un véritable casse-tête. Les
risques d’erreur ou de perte d’information sont réels », ajoute-t-il.

Or, ces limites ne sont pas compatibles avec les exigences de traçabilité et de conformité réglementaire. C’est ainsi qu’une réflexion sur la digitalisation de ce process s’engage en 2024 à l’initiative de Béatrice Girard, Directrice Qualité de SOFRILOG. En plus d’améliorer la traçabilité et de simplifier le travail quotidien des équipes qui enregistrent les informations directement
sur le terrain, la digitalisation permet de disposer plus facilement de données et d’indicateurs pour le suivi et l’analyse des non-conformités et des anomalies.

Le système exige que tous les champs soient complétés avant la validation du document. À défaut, le bon ne peut être validé. Cela limite les oublis et contribue à assurer la fiabilité des données.

Sofrilog Pleugueneuc – photo aérienne retouches
Entrepôt de Pleugueneuc

Sur des sites logistiques pouvant atteindre 14 000 m2 comme notre entrepôt, les opérations de contrôle impliquent de nombreux déplacements. À chaque réception ou expédition, les informations sont notées à la main puis les documents doivent être déposés au bureau pour validation administrative.
Ce fonctionnement représente un temps considérable pour les équipes, d’autant que l’opération peut être répétée jusqu’à cinquante fois par jour. Chaque aller-retour prend plusieurs minutes et mobilise inutilement des collaborateurs qui pourraient se consacrer à d’autres tâches.

Jérôme L’Hostis, responsable de l’entrepôt de Pleugueneuc

Pleugueneuc, site pilote

À l’issue d’une phase d’étude, un prestataire a été retenu pour accompagner la transition vers un système digitalisé. Ce changement de méthode nécessite toutefois une période d’adaptation et d’ajustement. L’année 2024 a été consacrée à l’évaluation des outils. Trois postes informatiques roulants ont été déployés afin de permettre aux équipes de saisir directement les informations au plus près des opérations. Des mini tablettes sont également envisagées pour remplacer les six pistolets radio utilisés dans un premier temps pour les opérations de chargement et de déchargement et qui disposant d’écrans trop petits, n’étaient finalement pas adaptés aux usages.

Capture d’écran 2026-07-10 150212
Jérôme L’Hostis, responsable de l’entrepôt de Pleugueneuc

« Les tablettes équipées de claviers apparaissent comme une solution intéressante, mais leur choix soulève une question importante. Les entrepôts frigorifiques imposent des conditions de travail particulières, avec des températures pouvant être positives ou négatives.
Les équipements doivent donc être suffisamment robustes pour fonctionner dans ces environnements contraignants. Or les matériels les plus résistants sont aussi les plus coûteux. À l’inverse, des équipements moins chers pourraient être plus facilement remplacés, mais ils risquent de s’user plus rapidement », expose Jérôme L’Hostis. La digitalisation des contrôles qualité repose sur la recherche d’un compromis entre la robustesse des équipements, leur coût et leur facilité d’utilisation par les opérateurs.

Limitée en 2025 aux opérations d’expédition et de réception, la digitalisation permettra à partir de 2026 de gérer les anomalies. Des photographies pourront alors être jointes directement dans les dossiers.

L’ensemble des sites du groupe observe la mise en œuvre de la digitalisation avec attention. Beaucoup d’entre eux attendent avec intérêt cette évolution qui apparaît comme un levier important pour améliorer la productivité, éviter les doubles-saisies et sécuriser les process.

Au sein du Groupe

Cette transformation s’inscrit également dans un cadreréglementaire exigeant. Dans le secteur de la logistique frigorifique, les entrepôts jouent un rôle central en assurant le stockage, la congélation ou encore la préparation de commandes avant l’expédition vers les
clients finaux. Le contrôle qualité est alors étroitement lié à l’obtention ou au maintien de l’agrément sanitaire des sites. Les certifications, comme l’IFS Logistics, imposent des niveaux élevés de traçabilité, de respect des procédures et de formation des équipes.

Si le site de Pleugueneuc qui emploie une quarantaine de collaborateurs et où 22 000 palettes sont stockées, est certifié IFS Logistics depuis le 14 décembre 2020, le site de Vire, petite structure comptant trois collaborateurs et 5 000 palettes de stockage, ne l’était pas jusqu’à
une période très récente.

Shooting 16 04 2026 – Bretagne – Vire HD (351)
Entrepôt de Vire

« Ce sont souvent les clients qui donnent le ton en matière de certification », fait savoir Ludovic
Courrée, Directeur des Opérations d’Exploitations et Commerciales au sein du Groupe. Si le principal client de Vire est un acteur majeur de l’industrie du Pet Food, dont les produits relèvent de l’agrément sanitaire pour les sous-produits animaux de catégorie 3, c’est à la demande d’un leader de l’industrie des produits laitiers pour qui le site entrepose de la matière première que
la démarche est engagée en 2025.

« Les équipes savaient dès le départ que l’objectif serait atteignable, car l’entrepôt était déjà bien tenu. L’écart entre les pratiques existantes et les exigences de la certification était minime », précise-t-il. Quelques ajustements ont néanmoins été nécessaires. Le site a notamment été équipé d’un dispositif de sécurisation contre les intrusions. Les procédures documentaires ont
été renforcées et les collaborateurs ont bénéficié d’une montée en compétence. Si ces démarches représentent un investissement important, elles constituent aussi un enjeu commercial majeur. L’activité liée à l’entreposage de produits laitiers devrait se développer au printemps, après l’audit de certification qui a eu lieu en février 2026.

Shooting 16 04 2026 – Bretagne – Vire HD (383)
Ludovic MARIE, adjoint responsable entrepôt de Vire – Mathilde RENOUF, exploitante logistique